daniel-champ.jpg

La ferme les Olivades de 1820 à L'amap

olivades 1920(La ferme des Olivades, 1904, photo de famille pour l' inauguration de l'éolienne)

C'est une ferme dans le sud de la France, le Var, située entre les villes de Toulon, Ollioules et La Seyne sur Mer.

Autrefois plantée en céréales et en oliviers, elle fut achetée après la révolution de 1789 par Antoine Sénéquier. Son fils fut curé puis chanoine. Il y a toujours aux Olivades la chapelle où il donnait les offices et auxquels assistaient tous les habitants du quartier.

La vigne remplaça les céréales. Une cave fut édifiée sous la chapelle et la vinification s’effectuait alors sur place. Le chanoine légua ce patrimoine à sa nièce, sa plus proche parente, qui était l'arrière grand-mère maternelle de Daniel: Marie Sophie Loro, femme de Germain Loro médecin à la Seyne sur Mer. C’est elle qui a maintenu les cultures et entretenu la maison.

Les cultures étaient alors confiées à un fermier et ma famille originaire de Toulon venait aux Olivades pour les vacances.

Le belvédère d'un type architectural à la mode à l'époque fut construit permettant une vue imprenable sur la rade de Toulon. Le moulin à vent ou éolienne fut construit aussi. L'eau d'un puit était pompée et envoyée dans des réservoirs disposés sur la façade nord, et amenait l’eau courante aux deux étages par gravitation. Cette installation fut inaugurée en 1904, mais il n’en reste que le piètement à balustres au bord du chemin.

Les grands-parents maternels de Daniel ont 3 filles, dont Geneviève, sa mère, qui héritent des Olivades. Le grand père paternel Vuillon, d’origine stéphanoise et lyonnaise achète la propriété voisine appelée « la Garenne ». Les jeunes voisins font connaissance, Jules et Geneviève se marient en 1938 ; ils ont 3 garçons Bernard, Alain et Daniel.

Il était alors difficile de vivre du vin de table et de l’huile d’olives. Jules et Ginette décidèrent de faire du maraîchage aux Olivades. Petit à petit, mon père, Jules, va reconvertir l’exploitation vers d’autres productions mais il était limité dans cette volonté par le manque d’eau.

C’est la raison pour laquelle dans les années 60, les Olivades étaient entièrement cultivées d’artichauts « Macau » ou « Blanc Hyèrois » dont la pleine production au mois de Mai, nécessitait peu d’eau en période chaude. Toute cette production « primeure » était alors expédiée sur les plus grandes villes françaises. A cette époque, la culture de l’artichaut occupait 1500 ha dans la région Hyéroise. L’ouverture du marché commun et la concurrence de l’Italie d’une part, la grève générale de Mai 68 d’autre part, ont participé à réduire la rentabilité de cette activité.

(Les Olivades vue aérienne prise le 23 Avril 1951 par le lieutenant de vaisseau Gautriaud)olivades vue aerienne

Dans les années 70, les Olivades diversifient les productions vers le débouché de consommation locale. L’arrivée de l’eau du Verdon par le « Canal de Provence » en 1977 apporta la possibilité d’une grande diversification de production même en période estivale. La production était alors écoulée sur le marché de gros de Toulon.

À la retraite de son père Daniel et Denise, récupèrent l’exploitation. Denise s’occupe alors du point de vente directe ouvert en 1987 sur place, alors que le reste de la production est distribué aux super et hypermarchés de la zone Ouest de Toulon par des livraisons journalières.

La vente directe exigeait la biodiversité; cette exigence se transforma en passion pour Daniel par la découverte de la famille des courges: les cucurbitacées puis des tomates. En 1991, cette recherche du bon goût des tomates favorisera le redéploiement de la culture des tomates anciennes en France.

Il a fallu attendre la fin des années 90 avec l’insécurité alimentaire pour que le consommateur se tourne vers les fruits de cette biodiversité. Il en fut de même pour la grande gastronomie en France et certains pays européens, ce qui nous permit de pouvoir cesser la vente auprès de ce qui est devenu « la grande distribution


olivades 1920(La ferme des Olivades, 1904, photo de famille pour l' inauguration de l'éolienne)

C'est une ferme dans le sud de la France, le Var, située entre les villes de Toulon, Ollioules et La Seyne sur Mer.

Autrefois plantée en céréales et en oliviers, elle fut achetée après la révolution de 1789 par Antoine Sénéquier. Son fils fut curé puis chanoine. Il y a toujours aux Olivades la chapelle où il donnait les offices et auxquels assistaient tous les habitants du quartier.

La vigne remplaça les céréales. Une cave fut édifiée sous la chapelle et la vinification s’effectuait alors sur place. Le chanoine légua ce patrimoine à sa nièce, sa plus proche parente, qui était l'arrière grand-mère maternelle de Daniel: Marie Sophie Loro, femme de Germain Loro médecin à la Seyne sur Mer. C’est elle qui a maintenu les cultures et entretenu la maison.

Les cultures étaient alors confiées à un fermier et ma famille originaire de Toulon venait aux Olivades pour les vacances.

Le belvédère d'un type architectural à la mode à l'époque fut construit permettant une vue imprenable sur la rade de Toulon. Le moulin à vent ou éolienne fut construit aussi. L'eau d'un puit était pompée et envoyée dans des réservoirs disposés sur la façade nord, et amenait l’eau courante aux deux étages par gravitation. Cette installation fut inaugurée en 1904, mais il n’en reste que le piètement à balustres au bord du chemin.

Les grands-parents maternels de Daniel ont 3 filles, dont Geneviève, sa mère, qui héritent des Olivades. Le grand père paternel Vuillon, d’origine stéphanoise et lyonnaise achète la propriété voisine appelée « la Garenne ». Les jeunes voisins font connaissance, Jules et Geneviève se marient en 1938 ; ils ont 3 garçons Bernard, Alain et Daniel.

Il était alors difficile de vivre du vin de table et de l’huile d’olives. Jules et Ginette décidèrent de faire du maraîchage aux Olivades. Petit à petit, mon père, Jules, va reconvertir l’exploitation vers d’autres productions mais il était limité dans cette volonté par le manque d’eau.

C’est la raison pour laquelle dans les années 60, les Olivades étaient entièrement cultivées d’artichauts « Macau » ou « Blanc Hyèrois » dont la pleine production au mois de Mai, nécessitait peu d’eau en période chaude. Toute cette production « primeure » était alors expédiée sur les plus grandes villes françaises. A cette époque, la culture de l’artichaut occupait 1500 ha dans la région Hyéroise. L’ouverture du marché commun et la concurrence de l’Italie d’une part, la grève générale de Mai 68 d’autre part, ont participé à réduire la rentabilité de cette activité.

(Les Olivades vue aérienne prise le 23 Avril 1951 par le lieutenant de vaisseau Gautriaud)olivades vue aerienne

Dans les années 70, les Olivades diversifient les productions vers le débouché de consommation locale. L’arrivée de l’eau du Verdon par le « Canal de Provence » en 1977 apporta la possibilité d’une grande diversification de production même en période estivale. La production était alors écoulée sur le marché de gros de Toulon.

À la retraite de son père Daniel et Denise, récupèrent l’exploitation. Denise s’occupe alors du point de vente directe ouvert en 1987 sur place, alors que le reste de la production est distribué aux super et hypermarchés de la zone Ouest de Toulon par des livraisons journalières.

La vente directe exigeait la biodiversité; cette exigence se transforma en passion pour Daniel par la découverte de la famille des courges: les cucurbitacées puis des tomates. En 1991, cette recherche du bon goût des tomates favorisera le redéploiement de la culture des tomates anciennes en France.

Il a fallu attendre la fin des années 90 avec l’insécurité alimentaire pour que le consommateur se tourne vers les fruits de cette biodiversité. Il en fut de même pour la grande gastronomie en France et certains pays européens, ce qui nous permit de pouvoir cesser la vente auprès de ce qui est devenu « la grande distribution